Le mot « hypnose » vient d'un dieu grec. Et ce n'est pas un hasard.
Saviez-vous que le mot hypnose vient du grec Hýpnos, le dieu du sommeil dans la mythologie grecque ? Hýpnos était le fils de Nyx, la déesse de la Nuit, et le frère jumeau de Thanatos, le dieu de la Mort. Son fils à lui, c'était Morphée — le dieu des rêves prophétiques.
Une généalogie qui parle
Voilà une généalogie qui donne à réfléchir. Sommeil, nuit, mort, rêve : ce sont les grandes portes de l'invisible, les territoires où l'âme s'aventure quand la conscience de veille lâche prise. En plaçant l'hypnose dans cette famille divine, les Anciens n'avaient peut-être pas tort sur le fond.
De James Braid à aujourd'hui
C'est le médecin écossais James Braid qui a, le premier, utilisé le terme hypnosis au XIXe siècle pour désigner l'état de transe qu'il observait chez ses patients. Il pensait avoir affaire à une forme de sommeil. Il s'est ensuite ravisé : ce n'est pas du sommeil, plutôt un état de concentration mentale particulier, aux frontières de la veille et de l'endormissement.
Les définitions modernes
Depuis lors, les chercheurs ont multiplié les définitions. L'American Psychological Association parle d'un état impliquant une focalisation de l'attention et une conscience périphérique diminuée. François Roustang, philosophe et hypnothérapeute français, évoque un passage d'une perception ordinaire et restreinte vers une perception plus généralisée, plus intuitive.
Un état-frontière
Ce que toutes ces définitions ont en commun ? Elles décrivent un état-frontière, un entre-deux. Ni pleinement éveillé, ni endormi. Ni tout à fait conscient, ni totalement inconscient. C'est précisément dans cet espace-charnière que se passe quelque chose de remarquable — et que la guérison peut avoir lieu.
Les Grecs, décidément...
Les Grecs, décidément, savaient nommer les choses.
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Découvrir l'applicationQui est Marie-Noëlle Doublet ?
Hypnothérapeute certifiée (CQPNL) en programmation neurolinguistique et en hypnose ericksonienne depuis 2007. Docteure en anthropologie (PhD, Université de Montréal, 2018), spécialiste de l'anthropologie de la santé et de la guérison. Ses publications académiques sont consultables sur son profil Academia.edu.